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DANS LE BAIN

Atelier Cine Passion - Velaux

Écrire un scénario, c’est à la fois délassant et et distrayant ;
Organiser l’aspect administratif du tournage ; si le scénario est bien ficelé, les séquences bien repérées, c’est complexe mais avec un peu d’habitude, c’est pas si compliqué. Faut juste être un poil rigoureuse. Domaine dans lequel je suis très à l’aise.
Plonger dans la réalisation ; c’est une autre performance. Avec mon doux ami Laurent, assistant réal au top du top, nous formons une équipe qui fonctionne bien. Je sais qu’il ne pourra pas s’empêcher d’aller vers l’impro… Mais je lui fais confiance, quoique, ça me défrise un peu.

LAU JA

Nous avions repéré les lieux, Laurent et moi. Nous avions choisi les angles de prises de vue, mais nous avons commis une grave erreur. Laurent a tourné des plans tests au smartphone… Tenir son smartphone devant soi, et poser une caméra et son trépied au sol, c’est pas le même encombrement. Nous devons tourner des plans sur une mezzanine de la largeur d’un couloir… un peu encombrée aussi.
L’autre souci considérable, c’est que nous avions bénéficié d’une belle lumière ensoleillée lors du repérage. Ce n’est pas la même chose que le soleil voilé qui nous a gratifié de sa pudeur le jour du tournage. Notre opérateur lumière en arrêt accident nous a fait cruellement défaut.

« On se tire des pas les plus difficiles en sachant se dire à propos : "qu’à cela ne tienne ! (André Gide)"

Pile poil, 10h du matin à Lamanon. Nous sommes accueillis dans la magnifique maison de Madame MICHELI
Son fils Didier, notre ami adhérent et elle, ont mis à notre disposition des lieux parfaits, qui sentent délicieusement bon. Une fragrance discrète qui évoque à la fois la vanille et la citronnelle, j’adore !

Oui, mais, je suis gênée d’envahir cet espace intime. C’est une demeure magnifique qui évoque les nombreux pays où les parents de Didier s'étaient expatriés. Sentiment troublant pour moi. Celui de venir perturber un havre de paix. Y’a de quoi complexer non ? Mais le sourire et le calme de Madame MICHELI, la tranquille attitude de Didier me réconfortent. Alors j’assume.
Nous repérons un espace pour poser notre barda. Nos deux cadreurs, Daniel et José, Mariella au making of, Jean Renaud et Thierry au son, Laurent et moi…

EQUIPE

Fichtre ça en fait du mouvement, des interpellations, des pieds de caméra qui n’en finissent pas de tourner, virer avant de se poser et de repartir vers un angle meilleur.

SON

Les deux acteurs qui répètent discrètement dans un coin, patientent avec zénitude… Ils le savent que c’est toujours long la mise en place technique… Ils nous observent stoïques et souriants.

Une séquence, une dizaine de plans, un déroulement idéal dans le calme et la sérénité. Je suis convaincue que les lieux et nos hôtes nous inspirent cet apaisement.

Nous finissons cette matinée avec un repas froid pris sur la terrasse, dans une ambiance joyeuse et comblée. On a tout fait, « bien comme y faut »
Une belle et bonne journée de tournage qui met à l’honneur, l’esprit d’équipe, la tolérance et une amitié qui ne se dit pas souvent mais qui se ressent dans notre travail collectif.